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 LES GRENIERS FORTIFIES



Greniers forteresse des Ayt Mazigh
Région de Tillouguitte
Photos de Khemis - Studio La Nature - Ouaouizerth



Jusqu'à ces dernières décennies, les tribus semi nomades ne possédaient guère d'habitat en dur.

Quelques
greniers de falaise imprenables et de grandes bâtisses fortifiées,
devaient prémunir leurs propriétaires des razzias courantes en ces temps pas si éloignés de
siba
Généralement les greniers appartiennent à des fractions. Chaque famille "sociétaire" possédait une ou plusieurs chambres
pour y entreposer ses biens et réserves alimentaires.
En l'absence des familles, la garde était confiée au
moulsarout désigné par la djemaa de la fraction.

Au-delà du rôle défensif des biens et des personnes,
igherm était aussi protection contre la rigueur des hivers de montagne. Les riches familles d'éleveurs en mesure d'en assurer l'entretien, pouvaient aussi posséder leur propre grenier. Il devenait alors grande demeure familiale où se retrouvaient pour la mauvaise saison les familles du cercle patriarcal dispersées en été pour cause de nomadisme.


Architecture de terre et de pierre dans la région
9 photos



Avec la "pacification", les impératifs de défense disparurent.
Puis vinrent les transformations sociales, avec notamment l'éclatement de la grande cellule patriarcale
réunie sous un même toit, et l'apparition de plus humbles maisons individuelles.

Par désintérêt ou manque de moyens, beaucoup de ces grandes demeures familiales sont maintenant laissées en désuétude .
Affaiblies par le manque d'entretien et les offensives des intempéries, les toitures de terre et le pisé se dégradent rapidement.
Il faut alors bien peu d'années pour que ces géants fragiles retournent à leur origine:
La terre.

Quelques actions de sauvegarde sur fonds propres ou financées par le ministère des affaires culturelles et le ministère du tourisme
ont vu le jour ces dernières années. Trop rares cependant pour arrêter l'inexorable, ce patrimoine architectural et culturel
des sociétés agro-pastorales de l'Atlas disparaît peu à peu dans l'indifférence quasi générale.


Pour en savoir plus sur l'histoire et l'architecture de ces greniers tribaux ou familiaux je me permets de conseiller aux internautes de passage sur cette page, l'excellent ouvrage d'une jeune architecte marocaine, Salima NAJI qui s’investit depuis plusieurs années avec des associations locales dans des actions concrètes de sauvetage de ce patrimoine:

Grenier collectifs de l’Atlas Patrimoines du Sud marocain
Editions EDISUD
- 2006 -

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